Le coaching est-il une bonne carte à jouer pour booster sa carrière ? Chacun à leur façon, trois coachs aux profils bien différents, un spécialiste en stratégie personnelle, un chef d’orchestre et un prof d’HEC expert en sport, expliquent l’utilité de leurs interventions.
Ils sont universitaires, chefs d’orchestres ou managers. Ce qui les rassemble ? Le coaching. Derrière ce terme obscur, on trouve une vraie philosophie. Pour Pascal Vancutsem, coach spécialisé en stratégie personnelle, “c’est d’abord une mission d’accompagnement. Nous ne sommes pas une béquille sur laquelle on se repose pour être toujours plus dépendant. Notre mission est que nos clients parviennent à être plus autonomes après un suivi”.
Certains, comme Michel Podolak tentent, sans s’écarter de cette logique, d’apporter une nouvelle vision sur le coaching. Pour ce chef d’orchestre et chef de choeur, “le chant est un moyen de gommer les différences au sein des équipes et d’accorder les différents membres entre eux”. “Ce qu’un manager peut apprendre d’un chef d’orchestre, c’est l’anticipation”, juge-t-il. “Lorsque je dirige mon orchestre, et que je bats la mesure, je pense déjà aux notes suivantes. Seule la musique est capable de créer une harmonie dans un groupe hétérogène.”
De son côté, Lionel Bellenger, maître de conférences à HEC Paris, s’appuie sur le sport de haut niveau pour trouver de nouveaux thèmes de management. Ce qui ne l’empêche pas d’être critique à l’égard des grands managers du sport, qu’il côtoie. “Bernard Laporte a commis une erreur en faisant lire en groupe la lettre de Guy Môquet”, estime-t-il. “Avant un grand rendez-vous, les joueurs ne sont pas demandeurs d’un surplus d’émotion. La motivation par l’affectif est une option. Mais dans ce cas pourquoi des valeurs négatives, comme la mort proche de Guy Môquet, et pas de valeurs positives ?”, s’interroge-t-il.